Le bonheur d’etre soi

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"Devenir soi est un devoir, une exigence intérieure éthique incontournable. Devenir soi représente le seul projet et l’unique but sérieux, précieux, valable, supérieur à tout autre dessin, de la naissance à la vie." – MOUSSA NABATI.

Selon le psychanalyste iranien Moussa NABATI, "être soi est le grain, le bonheur c’est la paille".

Dans son audio livre "Le bonheur d’être soi" (prix Psycho 2007) il nous explique ainsi qu’être soi signifie s’aimer, s’accepter, se respecter tel qu’on est. Ceci n’est possible que si l’on jouit d’un psychisme autonome, dégagé des confusions d’identité, de place, de fonction  et des dépendances parasitaires.

Etre soi signifie pouvoir ressentir, penser, choisir, désirer, décider, exprimer ses désirs et croyances pour son compte propre, en étant conscient des enjeux et de ses responsabilités.

Pourtant, être soi ne consiste pas selon l’auteur à s’affranchir de tout devoir, de toute limite et de tout sentiment de culpabilité sans tenir compte de la volonté d’autrui. Cela ne signifie pas non plus  se placer au centre du monde et se détacher de ses origines, de ses ancêtres, de sa religion, de son pays… bref de tout ce que l’on aurait pas délibérément choisi.

Moussa NABATI est docteur en psychologie de l’Université de Paris où il exerce la fonction de clinicien et de psychothérapeute au sein d’une unité de soins spécialisée dans le traitement de la dépression. Selon lui le Soi se construit au sein du triangle père / mère / enfant à l’aide des 2 ingrédients majeurs que sont l’amour et l’autorité.

Or le gros obstacle à cette construction provient de la culpabilité et de la DIP (Dépression Infantile Précoce) qui apparaissent dans 3 situations :

1 – L’enfant est victime de maltraitance, rejet ou désamour.

2 – L’enfant assiste en toute impuissance à la souffrance de ses proches (maladie, dépression, décès, divorce…).

3 – L’enfant n’est pas aimé pour lui-même. Ses parents ont en effet besoin de lui pour rafistoler leur union lézardée, remplacer un enfant décédé, ou pour obtenir de lui l’amour dont ils ont été privés dans leur propre enfance. L’enfant se voit alors érigé en "enfant thérapeute" chargé d’éponger la DIP de ses parents.

Plongé alors dans une "pénurie narcissique", l’enfant se croit foncièrement coupable de la situation comme si tout était de sa faute. Plus tard, l’individu cherchera alors à museler cette DIP en sombrant dans l’excès : hyperactivité, surconsommation, sexualité effrénée, abus de médicaments, utilisation de drogues licites ou pas, surinvestissement dans la maternité ou le travail au dépens des autres aspects de sa vie … Le désir est vécu comme un besoin  et la moindre difficulté est appréhendée comme une épreuve susceptible de démolir la personne.

"Le bonheur d’être soi" ne sera pas mon livre de chevet, même s’il est prix psycho. En effet, s’il diagnostique le problème, il ne donne pas vraiment de solution pour en sortir. Point de salut selon lui sans une analyse de l’arbre généalogique ni un travail thérapeutique que l’on devine pas très rapide. Par ailleurs sa vision traditionnelle des rôles familiaux (l’amour c’est le rôle de la mère point barre) m’agace. L’auteur a également écrit un livre intitulé “Le père à quoi ça sert“ :  quelque chose me dit que ça a quelque chose à voir avec l’autorité…

Creative Commons License photo credit: Pink Sherbet Photography



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6 commentaires pour “Le bonheur d’etre soi”

  1. serrurier cannes 29 juillet, 2013 18 h 10 min

    C’est une analyse perspicace …

  2. serrurerie nice 29 juillet, 2013 18 h 14 min

    C’est un long parcours pour devenir réellement soi, car il est difficile d’échapper à sa « programmation » …

  3. saez 6 octobre, 2013 18 h 52 min

    Je pense qu’il déjà important de bien se connaitre pour être vraiment soi même et avoir une vrai confiance en soi…

  4. http://www.symes.fr 7 octobre, 2013 22 h 56 min

    Je trouve qu’il faut avoir pas mal d’amour propre pour trouver le bonheur d’être soit même surtout sur le point de vue physique, après je pense c’est propre a chacun !

  5. http://tapis-shayesteh.com 26 octobre, 2013 20 h 03 min

    Pour pouvoir ressentir le bonheur d’être soit même ça passe déjà par un sacré amour propre mais également une bonne confiance en soi et je pense que ce sentiment est un réel atout pour avancer !

  6. materiel dentaire 8 novembre, 2013 10 h 18 min

    Le bonheur d’être soit même c’est avant tout je pense avoir une très bonne confiance en soi. C’est un atout qui permet d’avancer dans la vie. Mais, pour ma part, la confiance en soi c’est un sentiment qui est dur à acquérir.
    Merci pour ce partage.

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