Le naturalisme actuel : un retour à l’asservissement des mères ?

Taking in the sun...

Les plus machistes des hommes peuvent se réjouir : la fin de leur domination n’est pas pour demain. Ils ont gagné la guerre souterraine sans prendre les armes, sans même dire un mot. Les tenants du maternalisme s’en sont chargés. Elizabeth Badinter (Le conflit, la femme et la mère).

leconflit_thumb13 Je suis tombé récemment et un peu par hasard sur le dernier ouvrage d’Elisabeth Badinter . Ca m’a fait un choc : marchant à contre courant de l’idéologie rampante actuelle, elle lance un gros pavé dans la marre. Certains (et même certaines) vont détester Le conflit, la femme et la mère. Moi, j’ai adoré son analyse, sa mise en garde et son audace…

Ci-dessous, une vidéo pas très récente dans laquelle Elisabeth Badinter parle du contenu de son ouvrage :

 

(Attention, ceux qui reçoivent l’article par mail doivent cliquer sur le titre de l’article pour pouvoir visionner la vidéo directement sur le site.)

Creative Commons License photo credit: Nomadic Lass



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5 commentaires pour “Le naturalisme actuel : un retour à l’asservissement des mères ?”

  1. Jerome 31 mars, 2011 15 h 29 min

    Je pense que les 2 articles liés résument parfaitement la stérilité de tout ça :
    - 3 idées fausses sur le bonheur
    - 3 idées fausses sur la culpabilité

    Il faudrait y ajouter : qu’aujourd’hui on ne fait plus d’enfants sans savoir pourquoi.
    On s’engage dans quelque chose. Une femme (et un homme) peut contrôler sa vie de mère et décider de s’y engager ou pas et quand.
    Je trouve hallucinant qu’on glorifie celles et ceux qui abandonnent dès 3 ans leur enfant au milieu parascolaire en leur imposant des horaires que même des adultes ne supporteraient pas et ce, 5 jours par semaine.

    La liberté n’est pas dans le fait d’avoir des enfants et de travailler. Elle est dans le fait de pouvoir avoir des enfants ou pas et de choisir de travailler ou pas.

    La liberté, c’est de choisir et de ne pas avoir à s’en justifier. Fût-ce auprès de Madame Badinter (qui n’a d’ailleurs jamais travaillé 39 heures par semaine pour 1800 €/mois bruts).

  2. Anne 1 avril, 2011 12 h 40 min

    Comme par hasard, le commentaire vient d’un mec !

    Et pourquoi, cher monsieur, quand vous vous « engage(z) dans quelque chose. Une femme (et un homme) peut contrôler sa vie de mère (sic !) et décider de s’y engager ou pas et quand. », ne serait-ce pas monsieur qui reste torcher le bambin ?

    « La liberté, c’est de choisir et de ne pas avoir à s’en justifier. » C’est exactement ce que dit Mme Badinter !

    J’ai élevé deux enfants, avec des couches jetables et en

  3. Anne 1 avril, 2011 12 h 48 min

    Désolée, fausse manoeuvre…

    je disais donc avoir allaité ma fille pendant 3 mois et mon fils 15 jours, le chérubin ne se nourrissant pas correctement au sein. Et je suis bien contente de ne pas m’être accrochée à des principes tout faits !

    Quant aux couches, s’il est sur que les jetables ne sont pas très écologiques, que penser de la quantité d’eau (et de lessive) nécessaire au lavage des couches en tissu ???

    Je suis, j’ai toujours été incapable de cette relation fusionnelle tant vantée. Et pourtant, j’adore mes enfants. Mais j’ai toujours pensé que l’amour, maternel ou autre, ça commence par laisser l’autre respirer !

    Il y a déjà quelques années que je vois s’estomper tout doucement les progrès réalisés dans la condition féminine, et je trouve ça très inquiétant, tant pour les hommes que pour les femmes, d’ailleurs.

  4. Monalisa 1 avril, 2011 14 h 34 min

    @Anne : merci pour ce témoignage. En ce qui me concerne, je m’étais un peu faite avoir par cette idéologie naturaliste. Et je remercie Elisabeth Badinter de m’avoir aidé à prendre du recul et à ouvrir les yeux…

  5. Sonia 8 avril, 2012 19 h 51 min

    Parfaitement d’accord avec Jerome.On ferait mieux d’aider les mamans qui encore aujourd’hui s’occupent à 8O% des enfants , même en travaillant à plein temps, plutôt que des les culpabiliser sur une maternité et des enfants qu’elles souhaitent assumer, s’il le faut en choisissant de na pas bosser en plus. Les feministes nous saoule avec leur diktas, et Mme Badinter , qui visiblement a eu les moyen de ne pas jeter ses momes a 6h du mat chez une nounou avant que de pointer à 7 au boulot pour le smic, ferme sa bouche et garde ses leçons de nanties.

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