A qui feriez-vous de la peine si vous étiez vous-même ?

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Vous est-il arrivé de faire ou dire le contraire de ce que vous souhaitez ?  De vous engager dans des projets qui ne correspondent pas à vos aspirations réelles ? De vous maltraiter, vous “gaspiller”, vous sacrifier, vous punir, vous autodétruire, vous saboter ?

Dans son livre A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même ? : Comment renoncer à nos autosaboteurs , Jacques  Salomé nous décrit des pensées et comportements parasitaires envers lesquels on peut se trouver étrangement complaisants.  Ci-dessous, une petite sélection issue de la quarantaine d’ “ennemis intérieurs” décrits par l’auteur :

 

- les injections envers soi-même. En se donnant des ordres, des missions, des obligations, des interdits, on peut s’infliger des frustrations importantes et vivre bien en deca de nos possibles.

- entretenir rancœurs, ressentiments et accusations. La négativité que nous entretenons nous pollue et empoisonne notre existence, parfois durant de longues années.

je ne suis pas capable, je ne peux pas, je n’y arriverai jamais !   Cet “autosaboteur” est d’une grande efficacité dans le refus de mettre à l’épreuve ses ressources. Cette démission préliminaire fige la situation, immobilise les énergies potentielles et incite au renoncement.

- se présenter comme une victime. Il y a parfois un plaisir certain à se présenter comme victime. Les avantages secondaires : attention, passe-droits, conduites de protection d’autrui, gestes de soutien et d’encouragement… Mais l’autre type de réaction que l’on peut déclencher est celle du bouc émissaire, sur lequel se dépose l’essentiel de l’agressivité des autres.

- le plaisir d’avoir mal et le bonheur de souffrir. la devise est la suivante : “l’avantage quand ça va mal, c’est que ça ne pourrait pas être pire !” Certaines personnes se gargarisent même dans la description minutieuses de “tous ces malheurs qui leur tombent dessus !” Il peut être très difficile de renoncer à cette érotisation inconsciente de la souffrance.

- se mentir à soi-même. Il est parfois difficile de ne pas tricher avec soi-même et faire “quelques petits arrangements” avec nos perceptions et nos sentiments. Pourtant, nous portons alors atteinte à notre discernement, notre lucidité et donc nos choix de vie et nos engagements.

- le vertige du succès et la tentation si attirante de l’échec. Certains ne peuvent supporter leur réussite et la satisfaction. Ils ont besoin de lutte, de combat, de conquête. D’autres éprouvent un besoin compulsif de se mettre tout le monde à dos. La question à se poser pour ceux-là est alors : “ A qui ferai-je de la peine si j’ose réussir ?  Qui vais-je mettre en difficulté si j’ose être heureux ? Qui sera catastrophé si je suis moi-même ?

 

salomé Prendre conscience de ses mécanismes de sabotages, c’est mettre le doigt sur des aspects déroutants et dérangeants de nous-même.

Mais en renonçant à nos autosaboteurs, nous nous ouvrons alors à la possibilité d’une existence plus riche et satisfaisante.

Et-vous, connaissez-vous vos autosaboteurs ?


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8 commentaires pour “A qui feriez-vous de la peine si vous étiez vous-même ?”

  1. Gilles S 10 mars, 2011 10 h 09 min

    Bonjour Mona et merci pour ton analyse sur cet ouvrage.
    Je continue ma réflexion sur les blogs et les concepts enseignés par O. Roland de manière générale. Désolé que ca tombe sur ton blog, c’est surement par sympathie :)
    Ne penses-tu pas que ce serait une bonne idée d’enlever le champs « Website » dans les commentaires ? De cette manière tu serais vraiment sure que les gens qui mettent des commentaires ne le font pas uniquement pour attirer du trafic vers leur site ?
    Mon autre question est: y a-t-il des livres que tu lis et que tu ne trouves pas très intéressant et si oui, penses tu que ce serait une bonne idée de nous en faire part? Personnellement, je trouverais cela aussi intéressant.

    Merci encore pour ton temps et je te souhaite sincèrement un maximum de trafic et de revenus.
    Gilles S

  2. Monalisa 10 mars, 2011 11 h 52 min

    Bonjour Gilles.

    Le problème d’enlever le champ « website » des commentaires… c’est qu’alors il risque de n’y avoir quasiment plus de commentaire sur mes articles. Ce que je trouve vraiment triste et décourageant. Les bloggeurs qui commentent ici le font d’une façon sympathique, ils aident à animer ce site, et donc ça ne me dérange pas qu’ils en retirent un bénéfice. D’ailleurs, j’ai mis ce site en « do follow » pour encourager les bloggeurs à commenter. Ce sont souvent d’ailleurs des personnes très concernées par les même thématiques que moi, et donc les commentaires sont souvent intéressants.

    Dans la plupart des livres que je lis, il y a des choses qui me plaisent… et d’autres qui me parlent moins. Les livres qui m’enthousiasment vraiment se retrouvent dans ma sélection du menu « Livre ». Dans la liste des autosaboteurs de cet ouvrage de Salomé par exemple il y a des points qui ne me parlent absolument pas. Mais je pense qu’ils peuvent parler à d’autres : à chacun ses névroses. Je n’ai pas encore lu un livre dont il n’y avait rien à tirer d’intéressant (mais je lis toujours quelques pages avant d’en choisir un).

    J’aime les livres et je crois que j’aurais du mal à en descendre un dans un article. Je préfèrerais ne pas en parler du tout.

    Par contre, tu peux trouver des chroniques de livres avec « points négatifs » et « points positifs sur le blog « des livres pour changer de vie » d’Olivier Roland.

    Tu veux créer un blog n’est-ce pas ? Ou peut-être l’as-tu déjà créé ?

  3. www.fuzz.fr 10 mars, 2011 13 h 10 min

    A qui feriez-vous de la peine si vous étiez vous-même ?…

    Vous est-il arrivé de faire ou dire le contraire de ce que vous souhaitez ? De vous engager dans des projets qui ne correspondent pas à vos aspirations réelles ? De vous maltraiter, vous “gaspiller”, vous sacrifier, vous punir, vous autodétruire, vous …

  4. Gilles S 10 mars, 2011 16 h 38 min

    Bonjour Mona, merci beaucoup pour ta réponse.
    J’avoue que les concepts « vendus » par O. Roland m’ont bien fait reflechir. Je suis en plus en train de lire « the 4 hour work week ». Et c’est vrai que comme un peu tout le monde, je me disais pourquoi pas moi? (par rapport aux vidéos d’O. Roland, sachant que quelques idées m’étaient venus à l’esprit). Maintenant, je me dis que, je n’ai pas vraiment besoin de plus d’argent et que le temps nécessaire pour en faire qqchose de rentable et durable est sans doute plus grand que celui dont je dispose (famille, enfants…)
    De plus, quitter le monde du travail, pour se consacrer à un blog à part entière, c’est quand meme difficile intellectuellement (on apprend plus grand chose etc…)
    Enfin, se concentrer sur un thème en particulier aussi longtemps, je crois que je n’y arriverai pas. Je ne sais d’ailleurs pas trop comment tu fais pour etre toujours interessée par le sujet du dev personnel. (Sans doute l’interet financier est un peu dans la balance)
    Et encore une fois, en faire une activité annexe pour un revenu supplémentaire, je crois que je prefere garder mon temps pour jouer avec mes enfants ou autre chose.
    En ce moment, je trouve que le meilleur conseil que j’essaie de me donner tous les jours est « slow life » (comme pour slow food). Faire moins de choses et plus en profiter.
    Sinon, pour me donner le moral les jours de temps gris, fatigue etc, j’ai en particulier 2 petits trucs:
    - l’histoire drole mais surtout vraie du « MBA et du pecheur mexicain » (facilement trouvable avec Google)
    - la citation issue de la BD « Adams » (si tu veux, tu peux la citer dans tes blogs, ca devrait bien marcher :) « Success is getting what you want; Happyness is liking what you have »

    Gilles S

  5. Monalisa 10 mars, 2011 17 h 27 min

    @Gilles : je te confirme que créer un blog prend pas mal de temps. Il faut aimer écrire et avoir un sujet de passion pour durer dans le temps à mon avis. Et je pense que ce serait une très mauvaise idée de quitter ton boulot « sans filet » pour une activité de blogging.

    Tu peux aller voir le blog http://www.papa-blogueur.com qui est écrit par un père de famille « actif ». Il donne des « conseils pour blogueurs débordés » et parle de cet équilibre entre son blog et sa vie de famille.

    Sinon,c’est vrai que j’aime bien la blague du pêcheur mexicain et du MBA !

  6. abdelaati 10 mars, 2011 19 h 10 min

    Bonjour Monalisa
    Merci de faire part de tes lectures .
    Effectivement, prendre conscience de ses mécanismes de sabotages ( croyances négatives ) constitue le secret du bonheur ( même pour les nuls ). Je pense qu’ils sont nombreux et surtout spécifiques ( chacun à les siens ). Il faut juste les chercher et les trouver ; de même pour les sabotages externes, il faut juste en prendre conscience pour qu’ils s’envolent.

    Merci

  7. Franck | Papa Blogueur 21 mars, 2011 11 h 20 min

    M’a l’air très sympa ce livre.
    Tiens, tu as remarqué que tes accents ne passent pas dans les urls de tes pages ?
    L’histoire de quitter son job pour mieux s’occuper de sa famille et de soi, c’est un peu le rêve de beaucoup de gens, tout comme moi.
    Merci d’avoir parlé de moi, et je continue à insister sur le point suivant : sans être certain de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille, mon blog restera secondaire !

  8. Monalisa 21 mars, 2011 12 h 09 min

    @abdelaati : merci à toi abdelaati pour ce commentaire. Il est vrai que prendre conscience de ses mécanismes de sabotages ouvre de nouveaux horizons. Et ce qui est sympa, c’est qu’une fois qu’on a mis le doigt dessus, il est finalement assez facile de se débarrasser de ces croyances toxiques.

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