Comment se débarrasser de la souffrance

Toys Never Forget 

Creative Commons License photo credit: Alyssa L. Miller

‎"Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple." Jacques Prévert.

Le bonheur est un chemin, une compétence qui se travaille, une décision consciente, une capacité à se poser les bonnes questions et surtout le résultat d’un ensemble d’attitudes.  Il ne se trouve pas plus chez les gens riches et célèbres de Beverly Hills qu’ailleurs, il n’est pas lié aux possessions matérielles… et c’est en tous les cas un vaste et subtil sujet !

Pourtant, il existe certains moments dans l’existence où le bonheur est tout simplement impossible : le décès d’un être proche, la perte d’un emploi, un revers brutal de fortune, une situation de harcèlement moral…etc. Face à certaines situations, on peut rester serein et solide…mais pas être heureux.

Que faire alors quand la souffrance est là ?

La réaction la plus immédiate est souvent de nier et fuir la douleur émotionnelle dans la nourriture, le travail, l’alcool, la colère, les drogues, … pour ne pas sentir ce que l’on sent. Mais c’est aussi inefficace que nocif à long terme. La fuite ne diminue pas la souffrance émotionnelle et quant à la boulimie, l’alcoolisme, l’addiction au travail ou aux drogues…

Pour que la douleur émotionnelle disparaisse, il faut lui faire face, vaincre la peur et accepter de la ressentir. Pleurer, l’exprimer, peut-être crier, mais surtout la vivre.

“Accablé de tristesse, il s’assit. Quelque chose mourrait encore dans son coeur, où le néant s’installait, où aucune joie n’habitait plus (…). Perdu dans le néant, il s’abandonnait, se laisser sombrer, ne distinguant plus du tout la voie du salut. Seulement, quand la blessure de son cœur devenait trop cuisante, il prononçait tout bas la parole OM, dont il remplissait son âme.” (extrait de Siddharta de Hermann Hesse)

Si cette descente dans l’obscurité vous effraie, vous pouvez vous fixer des mini rendez-vous de quelques minutes par jour pour vous confronter à votre malaise, sensation de vide, anxiété, tension,sentiment de menace, peur… La libération viendra alors d’elle-même.

Note de l’auteur 1 : cette article (comme tous les autres) est issu de mes lectures et surtout de mon expérience. Cela ne s’applique probablement pas, bien sûr, à ceux qui souffrent de dépression clinique ou autres conditions médicales semblables pour lesquelles je ne suis pas qualifiée pour discuter.

Note de l’auteur 2 : saviez-vous qu’étymologiquement, le mot “émotion” vient du latin emovere qui signifie “déranger” ?



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8 commentaires pour “Comment se débarrasser de la souffrance”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Dev Perso and Lebonheurpourlesnuls, Mohamed Semeunacte. Mohamed Semeunacte said: Comment se débarrasser de la souffrance http://bit.ly/hHkXAI @LeBonheurPrLesNuls [...]

  2. www.fuzz.fr 13 décembre, 2010 10 h 37 min

    Comment se débarrasser de la souffrance…

    Il existe certains moments dans l’existence où le bonheur est tout simplement impossible : le décès d’un être proche, la perte d’un emploi, un revers brutal de fortune, une situation de harcèlement moral…etc. Face à certaines situations, on peut rester…

  3. Monalisa sur Blogasty 13 décembre, 2010 11 h 02 min

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  4. docG 13 décembre, 2010 12 h 18 min

    Oui accepter n’est pas passif, accepter est une démarche volontaire, qui permet de s’approcher tout doucement avec bienveillance du coeur
    quand vous souffrez, essayez de détecter où se trouve localisée votre souffrance, puis approchez-vous tout doucement d’elle et restez un moment, voyez comme elle varie moment après moment, et restez-là avec elle…N’ayez pas le réflexe de la supprimer en prenant des antalgiques, des anxiolytiques, des somnifères,…

    Essayez d’entrer en amitié avec elle.
    Essayez de séparer « Douleur » et « souffrance »

  5. stephane 13 décembre, 2010 14 h 02 min

    une bonne souffrance?

    c’est une souffrance partie !

    Pour cela, il faut à tout le moins décider de la faire partir.
    -accepter les conséquences de ses choix antérieurs;
    -accepter le décès d’un proche;
    -faire ce qu’il faut pour faire cesser le harcèlement;
    ….
    et par rapport à un souvenir ancien, seul un état de conscience modifiée pourra vous permettre de vous détacher du passé, de digérer ou de guérir de la blessure…

  6. Claire 14 décembre, 2010 11 h 15 min

    Je lis ton blog depuis quelques semaines et pour la première fois je poste un commentaire.

    Quelque chose qui m’a beaucoup aidé lors du dernier évènement difficile de ma vie, mais que j’ai appris à force d’épisode douloureux : il y a toujours un moment où je croyais que la douleur était trop difficile, insurmontable, mais ce n’est pas vrai… il faut du temps mais arrive un jour où la vie est plus forte que la souffrance, où le bonheur, petit à petit, reprend ses droits.

    Je me souviens que mon mari m’a demandé « Ca va? » et je lui ai répondu « non, ça va pas, mais je sais qu’un jour ça ira mieux ». Et de savoir ça m’a beaucoup aidé car je pouvais me laisser aller à ma souffrance sans chercher à la combattre car je savais que j’irai mieux à un moment ou un autre.

  7. Monalisa 18 décembre, 2010 14 h 00 min

    @docG : merci pour ce commentaire qui est d’autant plus précieux qu’il vient d’un chercheur en médecine !

    @Stéphane : bienvenue sur le site. C’est important en effet de rappeler qu’il faut agir si on le peut (cas du harcèlement ou d’une situation à laquelle on peut mettre un terme). Sinon, pour le décès, l’acceptation est d’une grande aide.

    @Claire : merci pour ce magnifique témoignage. C’est vrai qu’une grosse aide pour supporter la souffrance, c’est de savoir qu’elle a une fin. Qu’elle n’est là que temporairement comme une invitée indésirable.

  8. daniel 29 décembre, 2010 0 h 08 min

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