L’homme qui voulait vivre sa vie

 

l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie Dimanche dernier, je suis allé voir le film “l’homme qui voulait vivre sa vie” d’Eric Lartigau avec Romain Duris, Marina Foïs et Catherine Deneuve, alléchée par la bande annonce découverte sur le sympathique blog instinct voyageur de  Fabrice.

 

 

Romain Duris y joue un avocat à succès avec “tout ce qu’il faut pour être heureux” comme on entend parfois. Plus jeune, il a fait le choix entre sa vocation de photographe et un “vrai métier”. Mais cette vocation va le rattraper bien malgré lui. Sa nouvelle vie va confirmer son talent et sa capacité à en vivre, mais il va aussi rencontrer un personnage de photographe raté qui s’accroche… mais échoue.

Malgré l’excellent jeu des acteurs, je suis sortie mitigée de la séance et un peu décontenancée par la fin. Ce n’est pas le meilleur film que j’ai vu, et j’étais sorti beaucoup plus enthousiaste du dernier film (les invités de mon père) dont je vous avais parlé. Mais il faut dire aussi que le film n’est pas une comédie, donc il ne faut pas aller le voir pour rigoler un bon coup.

Rêves, relation à soi, échec… ce film nous fait réfléchir toutefois sur le thème du choix difficile entre kiffer sa vie en faisant ce qu’on aime ou choisir la sécurité financière avec un travail rémunérateur et valorisant. 

Alors, que faut-il choisir à votre avis  : la passion ou l’argent ? Une vie d’artiste affamé ou une carrière lucrative qui vous éteint petit à petit  ?

C’est peut-être un faux choix : pourquoi devriez-vous faire une compromis ? N’est-ce pas une façon de se limiter sans raison ? Avec un peu d’imagination, il y a certainement un moyen de  concilier passion et qualité de vie matérielle. De devenir l’architecte de votre vie, de trouver des idées et de faire émerger la vision d’un style de vie qui vous conviendrait. Chacun de vous est doté d’un potentiel bien plus important qu’il ne l’imagine.

D’ailleurs, le personnage joué par Romain Duris voit par la suite l’argent venir spontanément à lui en reconnaissance de son talent…

La vraie peur est peut-être alors celle de n’avoir pas de talent. Si c’est votre cas, lisez-donc un peu mon article invité sur les débuts difficiles de scientifiques et artistes désormais célèbres. Motivation garantie !

NB : Ceux qui reçoivent l’article par mail doivent cliquer sur le titre pour accéder à la bande annonce.

Technorati Tags: , , , , , , ,



Si cet article vous a plu, abonnez-vous gratuitement par mail, par flux RSS, via FaceBook ou via Twitter. N'hésitez pas à venir faire un tour sur l'espace Ressources Gratuites (cours au format audio, livre ou vidéo). Laissez un commentaire, ou un rétrolien depuis votre site.


10 commentaires pour “L’homme qui voulait vivre sa vie”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Dev Perso and Mohamed Semeunacte, Lebonheurpourlesnuls. Lebonheurpourlesnuls said: L’homme qui voulait vivre sa vie http://goo.gl/fb/72D4O [...]

  2. www.fuzz.fr 15 novembre, 2010 9 h 51 min

    L’homme qui voulait vivre sa vie…

    Dimanche dernier, je suis allé voir le film “l’homme qui voulait vivre sa vie” d’Eric Lartigau avec Romain Duris, Marina Foïs et Catherine Deneuve, alléchée par la bande annonce….

  3. Fabrice 15 novembre, 2010 11 h 46 min

    merci pour la citation;-)

    Bien sûr, j’ai prefere le livre. Celui-ci se passe d’ailleurs aux Us et c’est aussi une critique de la société américaine, un des themes traditionnels de l’auteur.

    Sinon, je trouve tout de même l’adaptation réussie, et en effet la fin a de quoi laisser perplexe:-)

    Comme tu le dit, ici, les deux vies sont extremes. Dans la réalité, c’est souvent plus nuancé.Et il y a moyen de trouver un juste milieu. Ou non, cela depent de la personnalité de chacun. Celui qui fait les choses à fond va peut-être avoir du mal à vouloir faire des compromis…

  4. Pauline 16 novembre, 2010 21 h 59 min

    Je n’ai pas vu le film et je ne pense pas pouvoir le voir ici avant un bon moment…hélas. Mais la question est intéressante. Je ne pense pas non plus qu’il soit sain de renoncer à une passion pour pouvoir bien vivre.
    Mais je me demande surtout pourquoi nous avons cette vision du travail: déclarer d’emblée que ça n’est pas épanouissant c’est se préparer à ce que ça ne le devienne pas! Et cette idée est très répandue…
    Je ne dis pas que le monde du travail rend forcément heureux (loin de là), je dis qu’on peut souvent avec un peu d’intelligence du coeur y trouver un peu de son bonheur… Travailler en bureau face à des chiffres, devoir faire ses heures, être sujet au stress, ce n’est pas facile mais c’est loin d’être toute la réalité du travail et nous avons trop souvent une vision « romantique » de l’être humain qui sacrifie ses rêves pour le travail.
    On peut rapprocher son travail de ses centres d’intérêt, on peut apprivoiser ses collègues, on peut voir des défis dans les choses du quotidien, établir des relations de confiance avec ses clients ou partenaires. Bref on peut se donner les moyens d’aimer ce qu’on fait même si ce n’est pas notre rêve. Tant qu’il y a de l’humain il y a des moyens…
    La première étape pour pouvoir « kiffer » sa vie c’est aussi de devenir libre dans sa tête et de savoir apprécier autant que faire se peut l’endroit où on est en ce moment- après, oui, on peut rêver, faire les choses sur un coup de tête ou une passion, mais c’est quelque chose que peu de gens osent faire, pourquoi la majorité devrait rester avec cette question sur les bras? Le bonheur ça se construit avec les moyens du bord! Non?

  5. Fabrice 16 novembre, 2010 22 h 09 min

    Bien dit Pauline:-)

  6. Monalisa 17 novembre, 2010 16 h 51 min

    @Pauline : excellent commentaire, c’est très vrai. Le bonheur (on va finir par le savoir) se trouve dans l’être et non dans le faire. Au super U ou je fais mes courses, une des caissières a toujours le sourire aux lèvres, elle papote avec les clients, fait des blagues,… elle n’a pas l’air aussi malheureuse que la plupart de ses collègues. Au contraire, lorsque l’on se concentre sur les aspects négatifs de son travail… et bien on finit par le détester avec une force grandissante. Alors, la morale de cet article serait-il celui-là : savoir trouver du bonheur dans ce qu’on a mais sans renoncer à réaliser ses rêves et vivre de sa passion ? L’équilibre est alors subtile et mêle l’acceptation sans la résignation.

  7. Fred 7 décembre, 2010 17 h 26 min

    Romain Duris (mix avec Romain Gary, l’écrivain)

  8. Monalisa 7 décembre, 2010 21 h 22 min

    @Fred : merci pour la correction Fred, j’ai mis à jour l’article.

  9. Martin 10 décembre, 2010 9 h 32 min

    Bonjour

    Je viens de découvrir ce blog grâce à Twitter. L’article est très intéressant. Je pense que sauf si on y est contraint pour des questions alimentaires, il vaut mieux choisir un boulot qu’on kiffe. Notre prof de psycho pestait contre les anciens diplômés insatisfaits car bossant dans la finance juste pour l’argent…

    Tu connais Aurélien de RMIF? Il kiffe vraiment ce qu’il fait, il est un bon exemple qui illustre cet article…

    Martin

  10. Monalisa 10 décembre, 2010 22 h 28 min

    @Martin : bonjour Martin. Bienvenue sur ce blog. Oui, je connais Aurélien et je suis même abonnée par mail à ses articles. J’ai écris un article qui parle de lui pour le festival « a la croisée des blogs » de Juillet qu’il a organisé.

    Cet article s’intitule « kiffer sa vie » : http://www.lebonheurpourlesnuls.com/2010/07/kiffer-sa-vie/
    Tu as raison, Aurélien est une excellente illustration du dilemme.

Leave a Reply

Powered by WordPress