Colère, sors de ce corps !

 

Samedi dernier, alors que je m’occupais des enfants à la maison, j’ai ressenti une brutale sensation d’asphyxie. Un besoin urgent de sortir, d’aller me balader au bord de la mer et de prendre le soleil.

Seul au mondeMais le bébé dormait d’un sommeil lourd : pas question de le réveiller. Et l’aîné ne voulait pas décoller de son dessin animé préféré.

Piégée par la situation, j’ai senti l’irritation monter. Et avec elle, le besoin de trouver un responsable.

Marre de devoir garder seule les enfants le week-end ! Mon compagnon travaille les samedi et dimanche certes. Mais malgré tout, il allait m’entendre…

Et puis, une partie de moi a commencé à m’observer en train de m’étouffer dans ma propre colère. De chercher un responsable autre que moi-même. Or dès que mon observateur interne se met en marche, tout se calme comme par magie…

Et alors, je me suis rappelée : s’appesantir sur ce qui ne va pas est inintelligent et inefficace. Il fallait à la place que je me concentre sur ce que je désirais : sortir.

Une fois calmée, avec quelques coups de fils, la situation s’est résolue facilement et peu de temps après, j’étais dehors.

  1. S’observer de l’intérieur. Observer ses pensées.

  2. Diriger son attention sur ce qu’on désire, pas sur ses émotions négatives.

Ces deux exercices sont ultra efficaces  pour maîtriser ses émotions, être plus serein et aller droit vers ce qu’on veut. Ca peut vraiment changer la vie. Il y a une époque, j’aurais ruminé inutilement ma colère pendant plusieurs heures voire plusieurs jours. Maintenant, mes émotions négatives, je les congédie en quelques secondes.

Bien sûr, à chaque fois que l’on ressent une émotion négative, on n’arrive pas toujours à savoir ce qu’on désire. Parfois, il faut méditer un peu pour comprendre quel est le souhait derrière l’émotion.  Et souvent même, la situation est plus compliquée que celle que je raconte dans ce billet.

Mais cet exercice tout simple marche. Et en une seule journée, vous avez de multiples occasions de le tester.

Alors finalement la vie est fantastique. Il suffit de s’accorder un peu d’attention chaque jour et bonjour la sérénité. What a wonderful world ….

 

Photo :Creative Commons License photo crédit: alpha du centaure

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17 commentaires pour “Colère, sors de ce corps !”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Dév Perso. Dév Perso said: [BonheurPourLesNuls] Colère, sors de ce corps ! http://bit.ly/cR5Fjx [...]

  2. Mohamed Semeunacte 18 mai, 2010 10 h 36 min

    C’est le titre qui m’a amené vers ton article, il evoque tellement…
    Ce que tu appelles ton observateur interne, je l’appelle les 25% de conscience exterieure qui observe les 75% de conscience interieure.
    Merci pour cet article MonaLisa

    Mohamed Semeunacte

  3. Monalisa 18 mai, 2010 10 h 57 min

    C’est vrai que mon « observateur interne », on pourrait l’appeller conscience.
    J’avais déjà écrit un article sur cette forme d’introspection.

    Le problème, c’est qu’il est difficile de décrire clairement avec des mots ce genre d’idée. Les mots sont tellement sujets à interprétation. Alors qu’une simple expérience personnelle peut tout éclairer en quelques secondes…

  4. docG 18 mai, 2010 11 h 12 min

    Oui c’est assez clair.
    Puis-je faire une suggestion.
    Au lieu d’essayer de faire sortir la colère, on peut également prendre un autre parti ; celui de l’observer quand elle est là. L’observer dans son corps. Sans jugement.
    Comment se traduit-elle?
    dans son ventre, dans sa tête,dans son coeur,…
    à force de reconnaitre qu’il ne s’agit que d’une colère, il est alors plus facile de la détecter lorsqu’elle s’installe
    avec bienveillance
    Docg

  5. Monalisa 18 mai, 2010 11 h 27 min

    Je constate docG que tu as parfaitement compris de quoi il s’agit.
    Regarder sa colère sans jugement, c’est tout le propos de l’article

    Il se trouve que le simple fait d’observer la colère lui enlève tout son pouvoir. Bien souvent, elle se désintègre d’elle-même à la lumière de cette observation : pfffuit ! L’exorcisme est terminé…

  6. Rémy 18 mai, 2010 12 h 19 min

    Du bon sens, qu’on a tendance à oublier ! Merci pour le rappel.
    La colère n’amène jamais rien de bon !

  7. Monalisa 18 mai, 2010 15 h 23 min

    En fait Rémy, je dirais que la colère amène 2 bonnes choses :

    - une connaissance : la colère nous indique qu’il ya des choses que l’on ne veut pas. On est en colère si quelqu’un ne nous respecte pas ou nous marche sur les pieds. On est en colère lorsque quelqu’un cherche à nous manipuler et qu’on le sent. Et il faut écouter cette colère.

    - de l’énergie : la colère nous donne l’énergie parfois nécessaire pour nous sortir d’une situation. En 1789, la population française s’est mise en colère parce qu’elle avait faim. Sous l’emprise de cette colère, elle a pris les armes pour mettre fin aux inégalités sociales.

    Par contre, il faut savoir ne pas rester coincé dans cette colère. Ne pas ruminer ad vitam eternam. Ne pas la laisser prendre possession de nous et nous diriger. Prendre du recul face à l’émotion. Peut-être qu’il y avait une meilleure solution que de guillotiner les aristocrates dans la foulée. Et c’est ici que l’article intervient…

  8. Christian 18 mai, 2010 18 h 28 min

    Excellent billet!

    J’aime lorsque tu dis : « une partie de moi a commencé à m’observer en train de m’étouffer dans ma propre colère ». Lorsqu’on se met à s’observer soi-même, tout change. Dans ces moments, nous avons l’illusion qu’un de nos besoin n’a pas été rencontré.

    Christian

  9. Monalisa 18 mai, 2010 21 h 03 min

    Merci Christian,

    « Lorsqu’on se met à s’observer soi-même, tout change » : c’est exactement ça.
    Ce que l’on observe disparait… C’est finalement assez inexplicable, mais c’est bien comme cela que ça marche.
    J’avoue que ça m’émerveille à chaque fois…

  10. Alain 19 mai, 2010 15 h 29 min

    Merci de partager cela. C’est tout simple et malgré tout c’est une clé tellement puissante pour notre transformation personnelle, notre croissance, et notre stabilité émotionnelle.
    Petit à petit, c’est comme si on apprivoisait la partie de nous qui proteste, souvent maladroitement devant les aléas et les difficultés de la vie (la fuite d’eau dans la salle de bain par exemple – c’est ce qui m’occupe en ce moment !), et nous découvrons notre aptitude à choisir d’autres voies, d’autres stratégies que « je cogne » ou « je me barre ».

    Ce qui me frappe le plus néanmoins comme résultat de cet exercice, c’est que nous devenons agiles, alertes, légers dans nos réactions : les échos de la colère (ou… de la déprime) qui duraient des heures auparavant, s’évanouissent comme rosée au soleil. Bonne nouvelle !

    (joli blog, je découvre !)

  11. Monalisa 19 mai, 2010 16 h 55 min

    Merci pour ce très beau commentaire Alain !
    C’est exactement cela…
    J’ai vraiment de chouettes lecteurs !

    Bon courage pour ta fuite d’eau !

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  16. Angelina Houstontherapist 9 mai, 2011 21 h 03 min

    de l’énergie : la colère nous donne l’énergie parfois nécessaire pour nous sortir d’une situation. En 1789, la population française s’est mise en colère parce qu’elle avait faim. Sous l’emprise de cette colère, elle a pris les armes pour mettre fin aux inégalités sociales.
    Art Therapy Workshops Houston
    Houston Psychotherapist

  17. art.zen.45 28 juillet, 2012 7 h 19 min

    La partie de nous même qui vit cette colère est la partie enfant blessé.
    La partie observatrice, est notre partie adulte ou partie parent observateur et modérateur.

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