Perdre du poids c’est facile

Ainara portafotos
Creative Commons License photo credit: Mr. Theklan

Je sais, vous ne me croyez pas. On  vous a déjà dis ça pour vous vendre un livre de recettes, un abonnement chez Weight Watchers ou bien des produits minceurs miracles. Et ça n’a pas marché. Pas longtemps en tout cas. Pourtant c’est vrai, croix de bois, croix de fer…

Comme j’ai longtemps fais les plus mauvais choix, j’ai cherché pendant 10 ans à perdre du poids dans l’effort, la discipline, la volonté  et la souffrance. J’étais prête à tous les sacrifices, et j’ai dépensé une grande énergie dans cette quête obsessionnelle.

J’ai tout essayé :

  • j’ai (quasiment) arrêté de manger. La nourriture est devenue une obsession.
  • j’ai fait des tonnes de sport. Problème du sport : ça donne faim.
  • j’ai essayé les produits diététiques. Financièrement c’est ruineux et pour le goût, c’est souvent Waterloo morne plaine.
  • J’ai essayé les recettes minceur. Pénible pour qui n’aime pas cuisiner.
  • J’ai décidé que mon esprit dirigerait mon corps grâce à la force de ma volonté. Tel un caporal donnant des ordres à  un grouillot de base. Ca a marché un temps, mais je me suis approchée à 2 doigts d’une dépression.

Le résultat : frustration, sentiment de culpabilité, humiliante compulsion alimentaire, dangereuse dissociation corps-esprit, fatigue, un vrai petit enfer personnel. J’aurais pu tirer moi-même une leçon majeure de cette expérience : la souffrance est inintelligente,  inefficace et mauvaise pour la santé ! Mais il m’a fallu rencontrer le livre Oser avoir faim  pour le comprendre.

Ce  livre  disait des choses très bizarres comme : "écoutez votre corps, il est intelligent". "Faites une mono-diète au chocolat si vous voulez, et vous verrez : un jour, vous aurez envie de manger des haricots verts." "Quelle émotion cherchez-vous à fuir lorsque vous satisfaites votre compulsion ?". "Vous voulez de l’amour, de l’affection, du sexe, vous voulez que la sensation de vide dans votre ventre s’en aille, alors vous mangez. Croyez-vous que ça va marcher ?". Etc… On m’avait toujours parlé de calories, de lipides, de glucides, …. En fait, je cherchais les poteaux directionnels de ma vie à l’extérieur. Et on me disait que tout se jouait à l’intérieur.

Je n’ai pas fait de régime depuis plus de 10 ans maintenant. J’ai pris 14 puis 18 kilos pendant mes 2 grossesses. Je les ai reperdu sans compter les calories et sans faire aucun effort. J’avais entière confiance en mon corps : lui et moi on était redevenus les meilleurs amis du monde.

Aujourd’hui, je ricane devant la pub pour "les boulettes qui font maigrir". Quand des amies parlent " régime" autour de moi, je me chante "Lolita" de Julien Doré très fort dans ma tête. Pour ne pas entendre la diarrhée d’inepties qui va suivre. Et les bras m’en tombent quand j’entends môman dire : "tu as de la chance d’être mince, c’est dans ta nature !" (Elle est devenue amnésique ?).

Quand je mange, je suis présente à ce que je mange. Je mange dans le calme, je savoure les  aliments. Si je n’ai plus faim, je ne finis pas mon assiette pour faire plaisir à la belle-mère. Si j’ai très faim, je reprends 3 fois du dessert sans honte aucune. Je jette le chocolat bof bof périmé qui traine dans le fond de mon placard. Si un sentiment désagréable prend naissance dans le fond de mon bide (anxiété, culpabilité, …), je m’arrête pour le ressentir pleinement. Je ne me gave pas de sucre pour le stopper parce que c’est désagréable. Je préfère me rouler par terre en criant : "Ouin ! Que je suis mal dans ma peau aujourd’hui !".

L’application des conseils de  Oser avoir faim ainsi qu’un petit exercice de visualisation PNL quotidien ont eu raison de mes problèmes de poids. Et cela reste une des victoires dont je suis le plus fière. Je n’ai jamais oublié la formidable leçon de vie que j’ai tiré de cette expérience.

Plus tard, j’ai appris qu’on pouvait aussi grandir sans souffrir. Mais ceci est un autre article…

Et vous, avez-vous vécu une expérience similaire ? Avez-vous triomphé d’une compulsion  (nourriture, alcool, cigarette) ? Et si oui, comment ?

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33 commentaires pour “Perdre du poids c’est facile”

  1. chill-vie 25 mars, 2010 12 h 42 min

    bon matin

    Moi j’ai pas pris de poids pour avoir trop mangé. J’ai pris du poids à la suite de 13 mois de médication (30livres). Pour pas tomber davantage dans la dépression j’ai continué à m’entrainer mais ma diète méga sévère a été remplacée par une alimentation équilibré genre guide alimentaire. Aucune perte de poids j’ai repris ma diète sportive aucune perte de poids puis j’ai essayer Dukan j’ai eu une perte puis stagné et reprise de poids sans faire d’écart.

    Alors en ce moment j’ai repris ma diète sportive et je continue de m’entrainer résultat – 1 livre en 10 jours. Je ne me suis pas conduite pour avoir ce corps. Et malgré les efforts que je fais il reste avec moi sans invitation. Je trouverai ma recette et je vaincrai

    Je ne crois pas qu’il y ait 1 livre 1 recette ou 1 nutritionniste (j’ai essayé aussi) qui puisse venir à bout d’un problème générale sinon ça se saurait et l’embonpoint serait inexistant. Je crois que chaque personne a sa recette tu as trouvé la tienne et j’en suis ravi.

    bonne route

  2. Alyosha 31 mars, 2010 0 h 00 min

    Tout le monde n’est pas fait pour être gros, de même, tout le monde n’est pas fait pour être mince.

    Le corps sait ce qu’il doit être, de quoi il a besoin et il sait aussi le réclamer. Ton amaigrissement est un simple retour à la norme pour lui. Tu n’as fait que te détendre et l’oublier. Tu l’a laissé prendre le pouvoir et dicter sa loi. Ta chance, c’est que tu en sois contente.

    Je connais très bien tous le principes que tu énonces pour avoir lu Zermati et Apfeldorfer. C’est la même école. Alors sortie des inepties pénibles de Dunkan, Cohen et consort, j’ai appliqué ces principes. Pas difficiles. J’ai perdu un peu et j’ai repris un peu. Naïve, j’ai cru avoir le contrôle de mon enveloppe, l’air de rien. J’ai cru le duper, un instant puisqu’il m’a fallu si peu de volonté. Je sais que je ne peux dépasser un certain poids et que je ne peux passer en dessous d’un certain poids non plus. Le système dictatorial est très optimisé, huilé.

    Je n’ai pas de compulsions alimentaires, je n’ai souffert ni d’anorexie, ni de boulimie mais je ne peux me suffire d’un certain nombre de calorie qui me préserverait dans la minceur. Peser 54 kg ? – Même pas en rêve, même pas une fois.

    Mon psychisme, pour faire face à son stress, mon corps pour faire face au froid, aux maladies, à la fatigue, aux chutes de pression et me rappelle de manger. Pas une pomme. Non. Du gras et du sucre lent ou rapide, mais de l’énergie. Je lui obéis car il vient sonner à la porte tant qu’on ne lui a pas ouvert.

    Phase suivante, accepter que sans compulsion mais en se nourrissant à sa faim, on ne sera pas mince. L’acceptation ? – Jamais. Même Zermati avouait en être incapable, comme il est honnête. Vrai.

    L’appel du corps est puissant, constant, vainqueur. Je n’habite plus ce corps, j’en suis victime, je l’observe impuissante, j’ai déposé les armes mais jamais je n’accepterais ce pouvoir.

    Toutes mes recherches de solutions sont restées vaines, toute tentative de rébellion est écrasée par cette force. La logique du corps terrasse n’importe quelle méthode.

    Je suis riche de tant de facilités. J’ai des capacités, je sais, je connais, je sens, je suis mais en face de mon corps, je ne peux ni ne dois combattre. Pourquoi ne pas m’avoir nantie de cette qualité: la minceur ? Je dois me contenter de ce léger surpoids de paysanne. J’ai le toupet de nommer la minceur comme une qualité. Comme ce n’est pas politiquement correct. Mais regarde-les comme elles sont fières de mettre les mains dans leur pantalon Ciboulette 34, il est même un peu large.

    Ma mère qui travaillait en chirurgie thoracique et viscérale savait déjà il y a 15 ans que les restrictions cognitives sont vaines. 100% d’échec sur 5 ans de recul, inutile d’ergoter sur quelques rarissimes Lagerfeld miraculés. Elle a compté tant de by pass pour ces obésités morbides.

    Je dis toujours que c’est mon seul problème dans la vie. Je donne le change quand il faut plaisanter mais j’en ai marre de ce corps. Je peux mourrir demain, ça brulera enfin.

  3. Monalisa 1 avril, 2010 20 h 48 min

    Merci Alyosha pour ce magnifique témoignage si bien écrit. Je ne connaissais ni Zermati ni Apfeldorfer ni le terme « restrictions cognitives ».

    Je lis pas mal de souffrance autour de ce que tu appelles ton « léger surpoids de paysanne »…

    Au sujet de la relation qu’on peut avoir avec son corps, j’aime beaucoup le poême de Salomé « Bonjour mon corps ». Il m’a fait beaucoup de bien. Le connais-tu ? Le voici ci-dessous :

    BONJOUR MON CORPS

    C’est à toi que je veux dire aujourd’hui, combien je te remercie de m’avoir accompagné depuis si longtemps sur les multiples chemins de ma vie.

    Je ne t’ai pas toujours accordé l’intérêt, l’affection ou seulement le respect que tu mérites. Souvent je t’ai même ignoré, maltraité, matraqué de regards indifférents, de silences pleins de doutes, de reproches violents.

    Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi. et aujourd’hui, au mitan de ma vie, je te découvre un peu ému avec tes cicatrices secrètes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et avec tes possibles.

    Je me surprends à t’aimer avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon. J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs sur ta peau par exemple, de t’offrir du Mozart, de te donner les rires du soleil, ou de t’introduire aux rêves des étoiles.

    Mon corps, aujourd’hui je veux te dire que je te suis fidèle. Non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.

    Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps, que tu prenais soin de moi, que tu étais vigilant et étonnamment présent dans tous les actes de ma vie. Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, grandir avec toi ? Combien de maladies m’as-tu évitées ? Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie ? Combien d’abandons as-tu acceptés pour me laisser entrer dans le plaisir ?

    Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus… Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune et quoi qu’il arrive nous vieillirons ensemble.

    Jacques SALOME

  4. Alyosha 2 avril, 2010 8 h 37 min

    Salomé… J’ai lu beaucoup de lui, il a longtemps. Le plaisir avant tout mais quand on est dans le culte de l’apparence comme je le suis finalement, on ne se suffit pas de ce qui est charnel. L’exigeance va plus loin que l’amour et les caresses.

    Je me fiche bien qu’un homme aime mon corps, soit attiré. Un homme quand il a des envies, il trouve la beauté de manière inopinée. Et des hommes prêts à me « faire l’amour », je n’en manque pas.

    Ce corps, il souffre d’asthme chronique – la moindre angine prend une dimension démentielle dans le temps et dans l’intensité, je surprends toujours mon entourage. Pas mon médecin.

    Ce corps aussi est anémique par déficit d’enzyme transportant le fer. Inutile de manger des kilos d’épinards dont le fer ne pourra pas être assimilé. Les complément alimentaire le font marrer. Le tout est de ne pas confondre faim et fatigue encore.

    Et ces migraines mensuelles, c’est pas dramatique. 24 aspirines par an pour faire passer le déluge…

    Est-ce qu’on ne pourrait pas changer de carcasse pour la fin de la vie ? Je n’en suis pas satisfaite.

    On ne choisit pas son corps. Le mien a sans doute des avantages et n’a pas été maltraité. Je ne fume jamais, je ne bois jamais, il n’a pas été soumis à des restrictions voulues et pensées (cognitives) qui s’apparentraient à des régimes maigres, il ne mange pas de viande. Il est suffisamment repposé, il pratique 1000 km de vélo par an, le badminton chaque semaine, le ski en hiver.

    Ce corps, il aurait de quoi être en pleine forme. Il a un passé de sportif régulier mais pas intensif. Mais il considère que sa norme à présent c’est 73-75 kg. Je ne vais pas commencer à l’aimer avec ses chiffres.

    Exit les petites robes un peu moulantes, je porte des robes courtes cintrées sous les coudes. Noires bien-sûr. Avec du bijou et du maquillage pour attirer l’attention vers le haut. Comme une femme enceinte. J’en ai marre d’user de stratégie.

    J’aimerais porter des tailles basses, et des petits bonnets. Montrer mon nombril, mes bras, les poches de mes pantalons sans qu’on se dise: « C’est gros. »

  5. Monalisa 2 avril, 2010 16 h 38 min

    Bonjour Alyosha,

    J’ai vécu cette souffrance de ne pas avoir un corps qui me plait. Mon corps avec ses rondeurs n’exprimait pas qui j’étais : je trouvais qu’il n’allait pas avec mon tempérament nerveux. La séduction était le cadet de mes soucis, comme pour toi apparemment. Je n’ai pas connu de tels soucis de santé, et je compatis car ça doit bien te gâcher la vie.

    Ton commentaire exprime l’instruction et l’intelligence. Tu as apparemment lu beaucoup de livres autour de la perte de poids. Certainement plus que moi. En vain.

    Pourtant, je ne crois pas que le corps soit un tyran qui décide de son poids sans te demander ton avis. Certes, si tu pars en guerre contre lui, il va gagner au bout du compte. Ca, je l’ai testé.

    Par contre, on peut lui demander de devenir mince. Tout en le respectant et en faisant un avec lui. Dans mon cas, il a fallu que je comprennes 2 / 3 choses sur le chemin de la minceur. Il m’a fallu apprendre à mieux accepter mes émotions notamment.

    Dans mon article, je parle à la fin d’un « petit exercice de visualisation quotidien » que j’ai fais. Il s’agissait en fait d’un exercice de PNL visant à imprimer la minceur dans mon cerveau. Je pense que cet exercice a également beaucoup aidé. Je peux te le scanner et te l’envoyer si ça t’intéresse.

    Peux-être as-tu déjà essayé la PNL ? Même dans ce cas, je crois qu’il y a TOUJOURS une solution. Je suis persuadée que rien ne t’oblige à peser 73 kg si ça ne te plait pas. Tu n’as pas à accepter l’inacceptable. Si ma solution (la PNL) ne t’aide pas, alors quelqu’un d’autre a une solution pour toi. L’auteur du livre « Oser avoir faim » est une ancienne obèse américaine. Si une obèse issue génétiquement d’une famille d’obèses a réussi à retrouver un corps mince, alors pourquoi pas toi ?

  6. Monalisa 2 avril, 2010 18 h 36 min

    Bonjour chill-vie,

    Merci pour ton commentaire. Je n’ai pas d’expérience dans la prise de poids pour raison médicamenteuse.

    J’ai l’impression que tu as beaucoup de volonté mais attention à ne pas reproduire la stratégie de la mouche. C’est-à-dire essayer une méthode qui ne marche pas encore et encore pour continuer chaque fois plus fort à se cogner contre la vitre…

    Tu crois que chaque personne a sa recette et tu as raison. Moi j’ai rencontré un livre spécial qui m’a aidé à chercher la solution en moi. Au final, c’est moi seule qui ai trouvé le saint graal , mais c’est ce livre qui m’a donné la carte. Je ne suis pas devenu mince en suivant le dernier régime à la mode.

    En me connectant sur le site de Gennen Roth, je lis ceci :
    Votre relation à la nourriture est un chemin inattendu à presque tout. C’est l’embrasure, pas un mur, une ouverture, pas une fermeture. Tout ce que vous croyez de l’amour, le changement, la joie et la possibilité est révélé dans comment, quand et ce que vous mangez. Le monde est sur votre assiette.

    C’est très vrai à mon avis. Mais en France on en est encore à compter les calories et à traiter son corps comme une mécanique sans intelligence…

    Si tu penses que tu trouveras ta recette et que tu vaincras, alors c’est ce qui va se passer. Bon voyage…

  7. Alyosha 6 avril, 2010 0 h 22 min

    Oui, Monalisa, ton scan m’intéresse beaucoup. Je te remercie de me l’envoyer et de me le proposer. Quel service puis-je te rendre en échange ?

    Il a bien fallu potasser le sujet effectivement. Largement… Il faut dire que ma mère qui travaillait avec les gens très gros m’avait un peu renseignée. Avec cinq ans de recul, les cures proposées à l’hôpital ont été un échec à 100%. La statistique tourne habituellement vers 90%.

    J’ai essayé l’hypnôse, le yoga, la reflexologie, la sophrologie, la spagyrie, l’acupressure et l’iridiologie. J’ai payé sans résultat probant et le yoga a provoqué une double hernie discale. Une posture du sphynx qui a mal tourné… J’ai lu Apfeldorfer, Zermati, Scarsdale, Cohen, Gray, Salomé et tant d’autres… Je n’ai jamais rien lu sur la PNL en revanche.

    J’ai fait pas mal de thérapie il y a qques années parce que j’étais dépressive quand j’étais encore pas trop fat. Depuis, j’analyse beaucoup ce que je suis, ce que je projette. Je ne cherche pas à me fuir et je ne regrette pas que des gens se distancient de moi parce qu’ils me trouvent trop éthérée et qu’ils s’approchent d’une autre parce qu’elle est plus fine et tampis si elle n’est pas très fûte-fûte. Je ne fais aucun effort pour me faire aimer par mon corps ou même par un discours mielleux, sans pour autant être agressive. C’est d’ailleurs comme si mon être n’était constitué que d’une tête soignée à l’extrême et d’un corps tout juste vêtu. Je le regarde et je soupire.

    La dernière fois que je me suis dite que j’allais légèrement contraindre ce corps à attendre la faim avant de manger, je me sentais fatiguée. Et je l’étais. J’ai forcé le trait en allait chez le cordonnier avant de manger. Il y faisait froid et il a voulu me faire la conversation. J’ai pris une angine qui s’est surinfectée. J’ai compris qu’en hiver, c’était le bad trip que de penser à perdre 100 grammes.

    C’est la première année que je suis pareillement découragée. J’ai toujours eu espoir auparavant. Maintenant, je compte sur un miracle… J’ai cherché en vain le déclic, je ne l’ai trouvé nulle part. Pour l’instant.

    Je te remercie encore pour ta réponse.

  8. Monalisa 7 avril, 2010 13 h 46 min

    Bonjour Alyosha,

    J’ai mis le scan de l’article sur la PNL en lien à la fin de mon post.

    Si tu veux me rendre un service, alors entre dans la vision de ta minceur, ne la lâche pas. Accroche toi à l’idée. Chasse les doutes à coup de pied dans le derrière. Fuis ceux qui pourraient te décourager dans le style « ça se saurait si c’était si facile ! ». Savoure à l’avance ta victoire avec émotion. Et vis maintenant ta vie comme si tu avais déjà 15 kilos de moins. C’est le « sésame ouvre toi » de la minceur.

    Et quand ton poids te plaira, écris-moi un commentaire comme tu sais le faire.

    Bon voyage vers la minceur…

  9. Alyosha 8 avril, 2010 22 h 22 min

    Monalisa, il manque un détail… ton lien !

    Merci d’avance. Il est évident qu’en cas de succès, je posterai sur ton blog qui contient des pages passionnantes.

    (Je suis en train de lire le Secret de Byrne qui s’apparente au restaurant universel)

  10. Monalisa 8 avril, 2010 22 h 54 min

    Et benh si, le lien marche, je viens de le tester : il faut cliquer sur les mots en rouge « visualisation PNL » 3ème paragraphe en partant de la fin…

    Tiens, je le remet ici

  11. Alyosha 10 avril, 2010 21 h 40 min

    Je viens de voir ton premier lien en rouge effectivement. Je pensais que ton premier post se nommait article en fait. J’en ai profité pour cliquer un peu partout ! Génial ce blog !

    J’ai lu et savouré les trois pages. Depuis le temps que je potasse le sujet, je trouve cet article particulièrement en phase avec la problématique du gros. Comme cela est vrai, juste, bien vu. Et hélas, avant-gardiste.

    Je commence à comprendre ce que tu dis par ressentir ses émotions. Ca paraît très abstrait, voire évident mais en fait, j’essaie de minimiser ce que je subis. Un jour, un homme hiérarchiquement plus élevé m’a dit: « C’est pas évident de porter et de vivre tout cela seule. »
    - En même temps, je ne peux pas compter sur le soutien de collègues que je connais à peine et que je ne verrais plus dans 6 mois.
    Il a acquiescé.

    Je ne suis pas sûre de manger « trop » sous le coup d’émotions fortes, ce serait même le contraire… Par contre, manger pour combler un vide, c’est sans doute mon problème. Je travaille à 4-5 endroits différents. Pas de souci financier ni de manque de reconnaissance professionnelle. Par contre, je m’ennuie très vite. J’ai besoin d’être occupée tout en faisant de la procrastination avec mon intérieur (ménage). Je m’occupe de moi en dernier, de ce que je représente par les actes en premier. Est-ce que je fais illusion ? Je pense que non. Mon entourage a de la peine à me définir. Mon frère me dit « T’as du coeur mais t’es quelqu’un de spécial. » Un collègue m’a traîtée de « Maman » aujourd’hui car nous nous sommes disputés. Preuve que je ferais mieux de m’occuper de moi que du bien-être des autres. J’y travaille…

    Par l’hypnose, j’ai déjà fait de la visualisation. Régulièrement, sans succès mais je suis prête à remettre le couvert de manière assidue. Il le faut.

    Je te redonnerais des nouvelles, c’est sûr.

  12. Monalisa 12 avril, 2010 21 h 37 min

    Merci Alyosha pour ton commentaire sur mon blog : ça m’encourage à continuer.

    Je n’ai jamais fait d’hypnose. Payer pour des scéances d’hypnose et de visualisation peut à mon avis être efficace. Par contre, ça ne suffit pas forcément si en rentrant chez toi, tu « défais le travail ».

    Je m’explique. Tu fais une scéance pendant laquelle tu te visualises te promenant dans ton taille basse T38. Tu viens de faire 3 pas sur le chemin.

    Ensuite tu rentres chez toi, tu te regardes dans le miroir du séjour et là tu penses « grosse ! ». Ensuite tu prends ta douche et tu rumines ta frustration de ne pas être mince là maintenant tout de suite. Le lendemain, tu rencontres une collègue qui t’explique que de toute façon tu as peut-être des problèmes hormonaux. Et que contre ça tu ne peux rien… Tu finis ta journée en faisant un exercice de visualisation. Mais au fond de toi tu penses qu’il y a peu de chance qu’un exercice aussi bête puisse marcher. Voilà comment tu es repartie 10 pas en arrière sur le chemin.

    Si tu veux que ça marche, tu fais ta visualisation et tu ressens dans tes tripes le bonheur d’être mince. Tu te regardes dans le miroir en te levant et tu jubiles car ce que tu vois c’est le passé. Pendant ta pause au travail, je t’encourage à t’imaginer acheter ce chouette pantalon T.38. Jubile ! Fais toi ton film, rentre dedans. Vis comme si tu étais déjà mince. Ne laisse aucune place dans ta tête à la frustration, au problème poids, au découragement. En te brossant les dents, tu ne dois pas sentir que tu vis dans un problème de poids. A la place tu dois vivre dans l’anticipation pleine d’excitation de la minceur. Mon conseil est de ne pas en parler autour de toi. Ton entourage se presserait de faire entrer le doute en toi. Qu’as-tu à perdre à essayer de vivre ça de toute façon ? Tu peux arrêter quand tu le veux et retourner à ta routine.

    Voila, tu as ce qu’il faut entre les mains. Tu peux être ta meilleure amie ou malheureusement te saboter toi-même.

    Je te souhaite toute la minceur du monde…

  13. Alyosha 14 avril, 2010 21 h 21 min

    Pour ce qui est de la routine, j’en suis à l’abri. Je suis yoyophile, une preuve d’instabilité déjà.

    Je n’ai (évidemment) rien dit à personne de tout cela, j’ai de la facilité à taire ce qu’il faut. Je ne parle pas de mon souci existentiel – passé !

    Je vais suivre ton conseil sur la persuasion totalement intégrée. J’ai déjà des vêtements taille 38 car je les mettais il y a quelques années. Mes armoires sont déjàà pleines à craquer de vêtements que je trouve magnifiques.

    A bientôt car il faudra bien qu’il y ait un feed-back.

    Je relève une phrase qui me touche dans le protocole auquel tu m’as liée: « Je le veux, le désire et le mérite. » C’est surtout le « Je le mérite » qui fait sens.

  14. elo 2 mai, 2010 18 h 46 min

    Belle reconnaissance de soi

  15. Alyosha 9 mai, 2010 17 h 31 min

    En 3 semaines, 2 kg de moins avec cette méthode.

    Ce que je trouve épatant, c’est l’influence qu’elle a de manière plus élargie. Je soigne plus mon intérieur pr exemple. Et j’ai entrepris de ne m’habiller qu’en robe dorénavant.

    Je relis ton post de départ et il y a une petite phrase qui fait sens: « Je ne fini pas mon assiette pour faire plaisir à ma belle-mère. » Je la savais mais je ne l’avais pas encore intégrée même si je n’ai pas de belle-mère.

    Depuis, j’ose jeter plus, ne pas finir et ne pas manger pour détruire. J’ai fini de prendre le rôle du compost. Si je n’ai pas envie de manger une soupe de légumes, je la vide dans les toilettes. Bon débarras. C’est une thérapie.

    Ce qui m’inquiète un peu c’est la lenteur avec laquelle je perds du poids. J’ai l’impression de ne plus manger grand chose et je me pèse tous les dimanches matins. Or, je constate que ça descend, mais lentement. A vingt ans, j’aurais déjà perdu 5 kg.

    Bref, je persiste et signe avec cette méthode de PNL pas du tout difficile pour moi vu mon état d’esprit fantasmagorique.

    Merci encore. Je donnerais des nouvelles dans quelques semaines.

  16. Monalisa 9 mai, 2010 21 h 27 min

    Merci pour ce retour d’expérience Alyosha.
    S’aimer suffisamment pour écouter son corps, ne pas le prendre pour un composteur, lui donner ce qu’il demande, arrêter de le faire souffrir… c’est très beau. Et après tout, s’aimer soi-même c’est s’assurer d’être aimé pour la vie :-)

    Bon voyage vers la minceur : tu le mérites !

  17. Alyosha 29 mai, 2010 20 h 27 min

    20 jours plus tard, pas de perte de poids supplémentaire.

    Je m’épatte du peu de calories dont a besoin mon corps pour vivre et de la marge de manoeuvre si restreinte sous laquelle je ne peux descendre, faute de tomber malade. Je louvoie entre un petit virus très embêtant à guérir, un petit herpès nerveux en préparation sous l’oeil et une reprise de poids. Difficile de considérer que le corps est son ami.

    Il faudrait ajouter à la stratégie de ne plus manger le soir, ou si peu. Je vais essayer. Ca ne mange pas de pain…

    Visualiser, ça va. Y croire, ça va. Et puis après, il y a la réalité. On peut vivre par procuration comme on prend un cachet, essayer d’enfiler cette jolie petite robe 38 et… ne pas y arriver. Faire comme si… et se retrouver avec un miroir qui transmet juste une image réelle. On peut vivre d’optimisme en pensant à un avenir radieux et avoir des moments de découragment. C’est le moment du découragement.

    Le sportif qui s’entraîne à un très haut niveau, fait de la PNL pour gagner. Et puis, il perd quand même !

    Je reviendrai dans quelques temps pour donner des nouvelles.

  18. Monalisa 29 mai, 2010 20 h 57 min

    Alyosha, arrête de t’affamer !
    C’est tout le contraire du message que j’ai voulu faire passer…
    Ce n’est pas dans la lutte et la souffrance qu’on atteint son objectif. Mais dans le laisser-aller et la vraie confiance. Pour que le corps soit ton ami, tu dois être le sien aussi…
    La santé est plus importante que la minceur. Ne t’affame pas. Décide de reprendre l’exercice plus tard, quand le découragement sera passé et que le moral sera au beau fixe.

    Tous les sportifs de haut niveau qui ont été n°1 ont connu beaucoup de défaites avant la grande victoire… Mais ils ne se sont pas laissé abattre.

    Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon !
    S’il te plait , mange à ta faim !

  19. [...] 20 euros, j’avais réussi grâce à lui à définitivement régler mes problèmes de poids après 10 années de régimes épuisants psychiquement. Ce livre est épuisé, mais son nouveau livre Women, Food, and God (non traduit [...]

  20. Mélissa Rondes 29 janvier, 2011 16 h 45 min

    Cet article est passionnant et je vais du coup le relayer à une collègue qui semble être du même avis que vous et je suis sûre qu’elle m’en remerciera. Félicitations pour cet article et l’énergie pour mettre en commun ces idées. Je serais ravie d’avoir la possibilité de lire vos billets sur ce thème dans les prochaines semaines. Cela m’est vraiment très précieux ! Mille mercis !

  21. Alyosha 10 juin, 2011 1 h 13 min

    Je reviens un an plus tard pour donner des nouvelles.

    J’ai donné un lien vers ton blog à une internaute qui l’a trouvé formidable. Ca fourmille de choses à lire, il paraît !

    Un an plus tard, je me suis remise d’une année 2009-2010 juste… traumatisante. Avec le recul, au vu de ce que je traversais, je ne me suis pas demandée si c’était le bon moment à l’époque pour entreprendre une remise en question. Définitivement, non, ce n’était pas le moment du tout. Entre la maladie, les migraines et le contexte professionnel apocalyptique, il était évident que je manquais de stabilité, de paix, d’assurance.

    Maintenant, je me sens plus en confiance, j’ai pu passer outre les expériences pénibles sans avoir besoin de les raconter. (Mon frère m’a dit de manière très pudique qu’il reconnaissait ma souffrance. Je souhaite à plein de femmes d’avoir un mec pareil à la maison, un mec qui, soit dit en passant, à perdu 25kg en quelques mois il y a un an et qui perd encore un peu de poids…)

    Bref, je me suis mise dans un état de possible changement. Je pesais 78kg ce printemps. A présent, j’en fais moins de 75. Sans me forcer à faire du sport. (J’ai définitivement dégagé de ma vie mon ex’ prof de sport qui endossait un peu trop bien le rôle de coach casse-pied)

    J’ai découvert un exercice intéressant d’un hypno-thérapeute qui s’appelle Roustang: Il s’agit de trouver une posture physique dans laquelle on soit à l’aise le plus souvent possible et quand il y a du monde. Cela nous force à être en lien réel avec son corps, à savoir de quoi il a besoin, à reconnaître une situation confortable. Vraiment intéressant comme exercice.

    L’exercice de PNL me semble vraiment utile. Je ne mange plus la nuit, ce qui est un réel changement. Je vais peser 54kg. Je pourrai remettre un petit haut un peu transparent aux couleurs vives sur un jeans gris avec ceinture. Il me semble que l’essentiel est d’avoir une stratégie et de pouvoir l’appliquer. Quand on a le nez dans le guidon parfois on manque de recul pour estimer à quel moment on est prêt à effectuer un changement. Je redonnerai des nouvelles dans quelques mois.

    Merci encore pour ton blog, super !

  22. Monalisa 10 juin, 2011 13 h 06 min

    Salut Alyosha,

    C’est sympa de donner des nouvelles. Je suis certaine que tu peux peser 54 kg un jour. En attendant, n’oublie pas d’être heureuse maintenant autant que possible, et même avec tes 75 kg.

    Je te souhaite une année 2011 sereine et lumineuse.

  23. Jean-Pierre 13 juillet, 2011 12 h 01 min

    Salutation, arrivé ici grace à Google génialissime

  24. sylvain 16 juillet, 2011 12 h 02 min

    Les problèmes de poids sont un problème pour tous le monde sans exception. Chacun a ses méthodes qui marchent ou pas, mais merci de partager la votre, ce n’est pas simple de parler de soit même !
    courage

  25. Embolie pulmonaire 20 septembre, 2011 13 h 54 min

    Bon courage à tous ceux qui commence un régime, j’ai mois même perdu 30 kg tout est possible!!!

  26. delphine 10 octobre, 2011 21 h 27 min

    C’est tellement vrai… nous avons tendance à penser que pour perdre du poids, nous devons nous limiter à la famine, aux portions, aux régimes crash, cependant le temps nous a prouvé que ces méthodes de perte de poids ne fonctionnent pas. En fait, si vous souhaitez prendre du poids, c’est la méthode parfaite. Des études ont prouvés que ces régimes vous font avoir plus de poids qu’avant d’y adhérer et endommagent votre corps dans le processus. Lorsque ces régimes vous disent « alimenter votre corps de façon naturelle », avez-vous vu le prix exorbitant de leurs aliments, les repas crus ou le tofu sans goût? C’est ce à quoi je pense quand j’entends parler de ces régimes …

  27. happeulle 21 novembre, 2011 23 h 35 min

    Japprécie la recette

  28. DupanloupGirl 5 juillet, 2012 21 h 26 min

    merci pour la sincérité de vos témoignages. Ca fait du bien. ! .

  29. Calcul imc 21 juillet, 2012 9 h 34 min

    Je viens de voir ton premier lien en rouge effectivement. Je pensais que ton premier post se nommait article en fait. J’en ai profité pour cliquer un peu partout ! Génial ce blog !

    J’ai lu et savouré les trois pages. Depuis le temps que je potasse le sujet, je trouve cet article particulièrement en phase avec la problématique du gros. Comme cela est vrai, juste, bien vu. Et hélas, avant-gardiste.

  30. Le dieteticien 23 juillet, 2012 17 h 16 min

    Plus d’excuse de perte de temps pour se sentir mieux tout en restant chez nous.

  31. xandralene 9 janvier, 2013 23 h 10 min

    Bonjour,

    J’ai moi-même appliqué ces principes depuis 10 mois, j’aimerais trouver ce livre cité dans l’article, il semble très intéressant mais n’est plus vendu, c’est bien dommage.
    Une nutritionniste expliquant les mêmes principes que ce livre m’a permis de prendre confiance en moi, et d’habiter mon corps. J’avais moi aussi tout essayé auparavant et ce durant de nombreuses années sans succès à long terme. J’espère que les principes exposés ici me permettront de tenir la durée et les évènements.

    Quoi qu’il en soit je peux vous dire que ça fonctionne, j’ai perdu 15kg en 1 an je fais enfin un poids « normal » tout en mangeant sans culpabilité ni complexe et tout ce que je veux quand j’ai faim, ça ne m’étais jamais arrivé avant.

    Merci pour cet article.

  32. Alyosha 22 juillet, 2013 23 h 20 min

    3 ans après mon premier post, je reviens donner des nouvelles. 78kg…

    J’ai eu 6 états de choc en 7 mois et à chaque fois, j’ai refusé de l’aide. Deux licenciements, deux accidents (voiture et ski), deux ruptures. La dernière avec celui que je voulais pour homme de ma vie.

    J’ai aussi eu un examen – réussi – en juillet. Cela m’a mise dans un état désastreux de fatigue et de choc. Préparation éprouvante: Entre la dernière rupture et l’examen, j’ai pris 6 kilos. 3 semaines après, j’ai encore ces 6 kg de plus. Il n’y a pas eu de régulation. J’ai déposé mon abonnement de fitness il y a un mois pour ne le reprendre que fin août. Mais comme tu le dis Mona Lisa: le sport, ça affame.

    La plupart des gros ont un problème relationnel et un problème de limites. Je pense que je cumule ces deux problèmes. Je pense que je progresse dans la compréhension de moi et du monde. Mais hélas, mon poids ne le révèle pas.

    Une famille disloquée, minée par la jalousie. Plus de parents. Pas d’enfant. Pas d’amitiés sincères. Pas d’amoureux, juste des hommes pris et courtisant mes avantages, trop généreux à mon goût. Du travail, et des études pour combler un vide abyssal.

    Consulter, c’est peut-être la solution finalement ? Je vois que je ne m’en sors pas. Je suis vraiment dans le déséquilibre pour tout.

  33. Alyosha 8 juillet, 2014 13 h 26 min

    La méthode marche tellement bien que le monde entier l’a adoptée et qu’il n’y a plus de gros !

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