La voie de la liberté personnelle

Libera tu alma / Free up your soul
Creative Commons License photo credit: pasotraspaso

"Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être" écrivait le romancier Johann Wolfgang Von Goethe au 18ème siècle.

Plus proche de nous, Don Miguel Ruiz nous explique que nous ne sommes pas si libres que ça. Dès l’enfance, nous avons été domestiqués comme des chiens et des chats par un système de punitions et de récompenses. Nous nous sommes efforcés de faire plaisir à papa et maman, aux maitres d’école, à l’église. Pour capter leur attention, pour ne pas être rejeté, nous nous sommes mis à prétendre être qui nous n’étions pas. Et nous sommes devenus des copies des croyances de notre environnement. Or ce conditionnement collectif nous condamne à souffrir inutilement.

Un jour, un ami s’est gentiment moqué de mon attitude de constante recherche d’approbation. Il avait raison. Mais le plus étonnant, c’est que je ne m’en étais jamais aperçue ! Et vous, êtes-vous un bon chien-chien à sa maman ? Le chouchou des profs ? L’ancienne petite fille modèle ? Le gendre idéal ?

idefix

Si c’est le cas, le livre
Les Quatre Accords toltèques : La Voix de la liberté personnelle
, vous incite à retrouver la voie de la liberté.

  1. Que votre parole soit impeccable.
    Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.
  2. Ne réagissez à rien de façon personnelle.
    Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.
  3. Ne faites aucune supposition.
    Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.
  4. Faites toujours de votre mieux.
    Votre "mieux" change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Cet accord concerne aussi l’application de 3 premiers : faites de votre mieux pour appliquer les 3 premiers accords.

Rien de transcendant à première lecture… Alors, pourquoi ces 4 accords libèrent-ils l’individu ?

Parce que ce que nous recherchons, c’est la liberté d’être nous-mêmes, d’exprimer qui nous sommes, de vivre notre vie pour nous faire plaisir à nous mêmes. Tiens, c’est d’ailleurs le slogan de ce blog… Smile

Le 1er accord est le plus simple mais aussi le plus difficile à honorer. Parler avec intégrité, c’est ne mentir ni aux autres ni à soi-même. La parole est par ailleurs un outil très puissant qu’on ne devrait pas utiliser pour de la “magie noire”. Enfin une parole impeccable rend votre esprit stérile aux “sorts négatifs” jetés par la parole des autres.

Le 2ème nous libère des émotions négatives qui nous contrôlent. La médisance, les commentaires et actions des autres ne peuvent plus vous blesser. Adieux la colère, la jalousie, l’envie, la crainte du ridicule et du rejet. Bonjour la paix intérieur et le bonheur. Vous pouvez choisir de toujours suivre votre cœur. Vous êtes libre parce que vos émotions ne vous contrôlent plus.

Le 3ème accord libère de tout poison émotionnel dans nos relations et nous permet de rester ouvert et réceptif.

Le 4ème accord permet d’effectuer le processus de transformation de façon progressive, à notre rythme.

Les 2 premiers accords sont pour moi les plus difficiles à tenir. Mais je fais de mon mieux Open-mouthed. Et vous, exprimez-vous librement qui vous êtes ? Que pensez-vous de ces accords ? Allez-vous les afficher sur le frigo ?

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8 commentaires pour “La voie de la liberté personnelle”

  1. Nicolas Pène 15 juin, 2010 12 h 23 min

    Hello,

    C’est assez marrant, mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce qui semblait être un livre proche de mon dernier article ( Je suis un mouton noir, j’aime bien contredire :D ).

    En fait, j’approuve entièrement les points 1. 3 et 4. par contre j’ai plus de mal sur le second. Mais peut-être est-ce dû à une mauvaise interprétation de ma part.

    Ce qui me dérange c’est de ne pas réagir de façon personnelle. Je suis entièrement d’accord sur le fait de ne pas prendre les choses pour soi ou de voir plus loin que soi, mais la dépersonnalisation me dérange beaucoup.
    Pour moi, une interprétation trop pragmatique enlève complètement ce côté intuitif et émotionnel. Or nous avons besoin de ces derniers pour avancer.

    NB : Excellente citation d’introduction ;)

  2. Monalisa 15 juin, 2010 22 h 47 min

    Enfin du débat sur ce site !

    Ce que veut dire M. Ruiz, c’est de ne pas se sentir blessé par les critiques des autres. Si par exemple, tu me dis: « t’es c– », ça parle surtout de toi et de ton système de valeurs. Et tu as peut-être passé une mauvaise journée… D’ailleurs, les jugements que portent les autres sur nous en disent surtout long sur leurs valeurs.

    Si 10 personnes dans ma journée me disent « t’es c– » et que ça me met en colère 10 fois, je donne aux autres le pouvoir de pourrir ma journée. Car la colère, c’est fatiguant !. Si au contraire, je suis capable de rester sereine en toutes circonstances, quelle liberté !

    Maintenant, c’est vrai que les émotions font avancer. La colère notamment nous indique qu’il y a des choses que l’on ne veut pas. Elle donne de l’énergie pour se sortir d’une situation qui ne nous convient pas.

    Mais si, au fond, je sais avec certitude que je ne suis pas stupide, alors tu ne vas pas réveiller de souffrance en moi. Donc pas de colère.

    Voilà comment j’ai pris le point 2. J’espère avoir bien compris et répondu à ta remarque Nicolas…

  3. Nicolas Pène 22 juin, 2010 9 h 36 min

    D’accord, merci pour cette précision. Je comprends mieux le fond de ce deuxième accord (contrairement à Jacquot ^^).

    C’était donc bien une mauvaise interprétation de ma part. Cela dit, même si l’on pense à renvoyer la critique vers le système de valeur de son auteur, il ne faut pas oublier que dans certains cas, cette personne recherche à nous attaquer personnellement.

  4.  1 juillet, 2010 9 h 10 min

    Ce livre est génial, merci pour ce résumé.

    la domestication dont parle Ruiz brillamment, c’est aussi le fameux « surmoi » de la psychanalyse.
    En gros, la domestication, c’est ce qui a fait que les journalistes médusées pouvaient entendre en 1946 de la part de fermiers français « Mais les nazis sont des gens très biens! toujours polis, ils nous payaient tout ce qu’ils achetaient. Pas comme ces sauvages d’américains mal élevés! ». La domestication c’est les signes extérieurs d’intégrité, ils sont tout puissants sur l’inconscient et aliènent toute perception. C’est un thème très très important dans tout développement personnel.

  5. Monalisa 1 juillet, 2010 11 h 21 min

    Vraiment intéressant ce parallèle avec la psychanalyse, mais j’avoue ne rien connaître dans ce domaine. Et je viens d’apprendre l’anecdote sur les fermiers français : merci.

  6. [...] de votre passé qui conditionne votre vie à partir d’expériences passées. Il y a ensuite le conditionnement culturel et familial qui codifie une partie de vos réactions, vos pensées et votre style de [...]

  7. J'ai des jambes... | Le bonheur pour les nuls 10 janvier, 2011 0 h 22 min

    [...] 2ème accord toltèque selon D. M. Ruiz me traverse l’esprit : “ne réagissez à rien de façon personnelle”. Après [...]

  8. flopom 27 octobre, 2013 10 h 01 min

    Livre génial.
    Pour répondre à Lô, je partage ton analyse du surmoi mais en revanche attention aux suppositions dans ton anecdote des fermiers : ils disent seulement que les Allemands son polis et payent, contrairement aux Américains. On peut raisonnablement en déduire des choses sur leur interlocuteurs directs voire extrapoler si les cas sont nombreux, mais pas plus.
    Cela bien sûr n’est en rien révélateur des systèmes de pouvoirs économiques et politiques de cette période. Et puisque ton écrit sous-entend que les personnes sous régime nazi n’étaient pas intègres (et vice et versa pour les US) je te conseille de prolonger tes lectures sur cette période en gardant en tête les 5 principes de propagande de toutes les guerres depuis 14, que Michel Collon rappelle synthétiquement:
    1/ Cacher les intérêts (économiques avec dettes et matières premières …)
    2/ Cacher l’histoire
    3/ Diaboliser l’ennemi
    4/ Présenter la guerre comme humanitaire (en créant et mettant en scène des victimes au besoin)
    5/ Monopoliser le débat public (la télé a bien aidé, internet moins)
    à retenir. En prime au final une liste des prochains conflits….
    http://youtu.be/YvXZe2A5-i4

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